L’histoire d’Onesimus
Onesimus était un homme africain réduit en esclavage à Boston au début du XVIIIe siècle. En 1721, lors d’une épidémie de variole, il transmit à Cotton Mather une connaissance médicale issue de traditions africaines : l’inoculation, aussi appelée variolisation. Cette pratique consistait à exposer une personne, de manière contrôlée, à du matériel provenant d’une personne atteinte de variole, afin de provoquer une forme plus légère de la maladie et de protéger contre une infection ultérieure.
Cette contribution, longtemps marginalisée dans les récits dominants de l’histoire médicale, a joué un rôle important dans la diffusion de l’inoculation contre la variole en Amérique du Nord — plusieurs décennies avant les travaux d’Edward Jenner, qui développa en 1796 la vaccination contre la variole à partir de la vaccine.
Le nom « Onesimus » signifie « utile ». Il renvoie aussi à une figure mentionnée dans le Nouveau Testament, également décrite comme une personne réduite en esclavage. Pour notre association, ce nom évoque à la fois la mémoire, la transmission, la dignité et la reconnaissance des contributions afrodescendantes à la médecine et à la santé publique.
Source principale : Erin Blakemore, « How an Enslaved African Man in Boston Helped Save Generations from Smallpox », History, A&E Television Networks, publié le 1er février 2019, mis à jour le 18 février 2025, consulté le 29 mai 2026.
Vidéo : avec l’aimable autorisation de The Echo from Africa / African Echo (@african.echo).